2015 en rétrospective

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 13 000 fois en 2015. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 5 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Voyage AEB en Cornouailles anglaise – 19 au 23 mai 2016

L’association AEB organise un voyage pour visiter 5 jardins situés en Cornouailles et participer à la rencontre EBS GB au Jardin de Trebah en Cornouailles.

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Nous vous proposons le programme suivant :

  • Jeudi 19 mai 2016
    • 11h Rennes départ en minibus pour Roscoff
    • 15h 30 Roscoff embarquement ferry =>Plymouth
    • 19 h repas sur le ferry à votre charge.
    • 21h30 Débarquement à Plymouth et trajet en minibus vers Falmouth ou à proximité.
    • Soir Coucher à Falmouth ou à proximité.
  • Vendredi 20 mai 2016
    • 10 h Tregrehan garden (St Austell)
    • 13 h Pinetum park (St Austell)
    • 16 h Trebah Gardens (Mawnan Smith) Cérémonie d’accueil
    • Coucher à Falmouth
  • Samedi 21 mai 2016 Journée Trebah
    • 9h 30 visite guidée de Trebah Gardens
    • 12 h repas avec EBS au jardin
    • 14 h à 18 h conférences EBS à Trebah
      Ou avec AEB visite jardin Glendurgan.
    • 19 h visite de Falmouth et repas avec AEB
    • Coucher à Falmouth
  • Dimanche 22 mai 2016
    • matin libre et à 13h conférences et barbecue EBS à Trebah.
      Ou avec AEB Garden of Heligan (Pentewan, St Austell sud)
    • 19 h départ pour Plymouth avec embarquement à 21h
    • Nuit sur le ferry, repas à votre charge.
  • Lundi 23 mai 2016
    • 8 h débarquement à Roscoff
    • 9 h à 13 h retour vers la gare de Rennes.

Repas : Pique-niques improvisés ou PUB le soir

A lire avec attention

Pour l’instant il est urgent de réserver votre logement. Ces logements sont à 10 mn les uns des autres => nous effectuerons un système de ramassage et dépose avec le véhicule loué.
Réservation par Booking.com ou directement par téléphone.
Dans vos recherches notez nom de l’hôtel + Corwall UK
Attention : variation des prix entre résa internet et par téléphone.

  • Fig tree house, Cornwall UK : 0044 1326 34 1015
  • Best western Penmere Manor, Cornwall UK :0044 844 387 6037
  • Lugo guest House, Cornwall UK : 0044 1326 311 344
  • The Falmouth Hotel, Cornwall UK : 0044 1326 31 2671
  • Falmouth Beach, Cornwall UK : 0044 1326 310 500
  • Gyllyngvase house, Cornwall UK : 0044 31 1326 29 56
  • The Westcoot guest house, Cornwall UK : 00441326 311 309
  • Telfort guest house, Cornwall UK : 0044 1326 314 581
  • Chellowdene guest house, Cornwall UK
  • Lerryn Hotel Cornwall UK

La consigne est : réservez vous-même votre logement 3 nuits, jeudi 19, vendredi 20 et samedi 21 mai 2016 à Falmouth ou proximité.
Puis prévenez en même temps Anna (annabambou@gmail.com) ou 03 26 80 15 83
Ceci effectué, Benoit Mouline pourra réserver le véhicule de location.

Pour le budget il faut compter APPROXIMATIVEMENT  en plus du logement : pour un couple : 800 € (location du véhicule + traversée + entrées jardins + meeting) et pour une personne seule 400 €, tout dépendra du nombre de participants.
Restent les repas que nous ne comptons pas ici, chacun ayant un appétit différent.

Merci de suivre les consignes proposées si vous voulez participer à cette sortie.
Les réservations des véhicule, ferry, jardins et meeting EBS GB se feront dans un deuxième temps.
Suivez le dossier sur le site AEBFRANCE.org

Nous sommes à votre service pour toutes précisions.
aebgen@gmail.com
03 26 80 15 83

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Que faire des turions qui ne sont pas arrivés au terme de leur développement à l’automne ?

Par Benoît Mouline – octobre 2015

De nombreux adhérents de l’association nous ont signalé, l’absence de sortie de turions, provoquée par le printemps froid, la sécheresse estivale ou encore une sortie tardive consécutive aux pluies de fin d’été et d’automne.
Ils se demandent s’ils ont intérêt à conserver des chaumes non entièrement déployés ou feuillés.

On comprend mieux une partie de ce phénomène si on se réfère aux régions chinoises dont sont originaires la majorité de nos bambous tempérés : la diminution des apports hydriques correspond aux températures hivernales, période de ralentissement ou de pause de la croissance. Le retour de pluies plus abondantes est souvent le signe de reprise.

Concernant les pousses de printemps, sous nos climats, la température du sol est le 1er facteur qui conditionne la sortie précoce ou tardive des turions. Puis c’est encore la température (du sol et de l’air) et la quantité d’eau absorbée par le biais des rhizomes et leurs racines qui permettent l’allongement des cellules et l’expansion maximale des tissus aériens et donc le développement complet des chaumes. J’ai pu constater, en Normandie qu’une température de l’air inférieure à 13°C affecte les chaumes en cours de déploiement en entraînant la stagnation provisoire de l’allongement des entre-nœuds. Il s’agit d’observations sur Phyllostachys vivax ‘Aureocaulis’, avec des turions vigoureux ayant atteint 1 m de haut en juin en présence suffisante d’eau.
Il a été démontré, à Washington (USA) dans les années 1990, qu’une température du sol inférieure à 10° C (cas d’un printemps froid) au moment de la sortie des turions du Phyllotachys nigra ‘Henonis’ les bloquent. Pour trois autres espèces, lorsque les chaleurs printanières arrivent tardivement, c’est à dire qu’elles ne dépassent pas pendant quelques semaines 10 à 13 ° C dans le sol, la production de turions est décalée ou réduite.

En cas de température normale mais de sol sec, les turions peuvent avorter en grand nombre sous terre avant d’émerger et/ou peiner à se développer entièrement. Il en est de même en cas de sécheresse, par exemple pour les bambous à sortie estivale des turions, comme les Ph. bambusoides. Ceux qui trouvent l’énergie pour émerger peuvent ensuite peiner à se déployer et à produire branches et feuilles. Avec le manque continu d’eau dans le sol, les feuilles des nouveaux chaumes peuvent même rester plus longtemps enroulées, raccourcies ou encore sous forme de bourgeons dormants et ce même pour des massifs de bambous matures. Ce n’est pas définitif et la croissance repart d’autant mieux que la reprise des pluies (ou l’arrosage) est rapide et que les températures ne baissent pas trop. Si malgré l’eau, les feuilles ne se développent pas au bout de plusieurs semaines, le développement est bloqué et ces chaumes restent souvent définitivement défeuillés, malingres et péricliteront progressivement après les gelées d’hiver. Dans ce cas je conseille de les couper sans regrets.
Les photos suivantes prises dans un bosquet mature de Phyllostachys violascens irrigué pendant la canicule montre que les branches et les feuilles de quelques turions de 2015 ont été atteintes.
Notons cependant qu’en 2015 dans l’est de la France, le printemps doux et pluvieux ainsi que l’irrigation et la canicule estivale ont permis à certains turions de gagner de la hauteur ; ici ce sont les nouvelles branches et feuilles qui ont été affectées.

branches courtes ou absentes sur turion 2015

Stagnation du développement des feuilles d'un turion de 2015

Concernant les pousses d’automne, sachant qu’il faut compter, pour les phyllostachys géants et moyens environ 6 – 7 semaines pour un développement complet et de nouveaux chaumes viables, vous pouvez estimer, si le temps restant avant les premières gelées sera suffisant ou non. Passé un mois, les derniers entre-nœuds très raccourcis des segments de branches ou des branches entières avortant près de leur point d’insertion ou des premières feuilles qui peinent à émerger, sont de mauvais présages.
Pour donner un repère, j’estime qu’il faudrait pour les phyllostachys moyens et géants, que le déploiement complet des branches et de la majorité des feuilles soit terminé avant les premières gelées.

L’âge d’implantation du bambou et la surface qu’on lui accorde est un autre critère à prendre en compte. S’il est encore en phase d’installation, il peut être intéressant de conserver une année supplémentaire, des chaumes peu feuillus dans une zone où l’on souhaite le voir se développer, pour faciliter le maintien en vie des rhizomes attenants, sauf bien sûr si les considérations esthétiques prédominent.

Il n’est pas rare que des turions qui émergent début septembre, trouvent dans certaines régions, le temps, la chaleur et les ressources nécessaires pour se développer complètement et pour aoûter (durcir) suffisamment leurs tissus avant les frimas de l’hiver. Bien sûr, les chaumes ne seront pas aussi feuillus que ceux développés avant ou pendant l’été, mais cela vaut le coup d’essayer de les conserver.

Les explications vues plus haut dépendent également des taxons considérés. Par exemple les Fargesia nitida ou robusta ont naturellement un développement en deux temps, d’abord la sortie des chaumes, puis le développement feuillu complet l’année suivante, ce qui leur permet de passer l’hiver sans encombre.

On ne peut donc pas donner, de règle absolue pour dire s’il convient de couper ou non les chaumes sortis en fin d’été, au début ou au milieu de l’automne. Rien ne remplace l’observation de terrain sur les différents taxons et l’expérience acquise ou partagée entre passionnés pour une région climatique donnée. Sans compter qu’une année ne fait pas la suivante, avec l’arrivée plus ou moins précoce, progressive ou prononcée des froids de l’hiver.

Nul doute que la succession d’hivers particulièrement doux ces dernières années, dans de nombreux départements, incitera les jardiniers à plus de clémence vis à vis de leurs bambous cet automne.